Ce que j’ai vu
Ce matin, je voudrais te partager un message plus intime, plus personnel, plus spirituel.
Entends-le comme un souffle qui vient de mon cœur. Un cœur qui, comme le tien, est fragile, chétif, périssable, et pourtant relié à une force qui, elle, ne connaît aucune limite de temps ou de puissance.
Je te partage parfois mon angle de vue, ce qu’humblement je crois comprendre, mais aujourd’hui je veux te partager ce que j’ai vu.
Il s’agit d’une certitude.
DIEU,
je crois ne pas en savoir grand-chose.
Et la première complexité est que tu pourrais réunir toutes les connaissances le concernant, avoir lu tous les livres sacrés, additionner toute l’information qui lui est attribuée, et pourtant ne jamais le rencontrer.
Passer à côté.
Parce que le premier royaume qu’il cherche à conquérir est le notre, tandis que nous sommes occupés à le chercher ailleurs. Là-haut, très haut, très loin.
Sa méthode : l’Amour.
Et c’est de ce point que je veux te parler ce matin.
Depuis très jeune, j’entends parler de l’amour de Dieu.
Amour de Dieu par ci et par là. Une expression simple à dire, l’argument clé de tout débat, et pourtant il ne se prononce pas. Il se sait, il se voit. Il te frappe avec violence, tel un train lancé à toute allure. Il te choque.
Pourrais-tu imaginer, à cet instant, ressentir l’amour de tous les humains, qui au même moment te témoigneraient un amour intense, pur, sincère ? Ajoute à cela l’amour de tous ceux qui ne sont plus et de tous ceux qui viendront. Le poids total de toute l’humanité, passée, présente et future, qui t’aime à l’unisson.
À l’instant même, ton cœur lâcherait. Les cellules de ton corps ne pourraient supporter cette force et se mettraient à bouillir littéralement. Ton cœur imploserait de cette force pourtant humaine.
Cette force imaginée ne représente même pas l’ombre de son amour pour toi.
Son amour n’est donc pas un pot de gelée de fruits qu’on viendrait goûter à la petite cuillère, du bout des lèvres.
C’est la force cumulée de tous les fleuves, chutes et torrents, des océans, du vent, des cyclones et des ouragans, des tornades et des séismes, des éruptions volcaniques, du soleil, des étoiles et de la galaxie.
C’est une bombe, et il n’y a aucune chance que tu n’en sois pas pulvérisé en mille morceaux lorsqu’elle explose..
Toi, comme tes combats, tes addictions visibles et spirituelles, tes états d’esprit limités et ton manque de vision. Tes peurs et tes doutes. Tes querelles intérieures, et tes conflits avec l’autre. Toutes tes guerres.
Ton inflammation du corps et celle de tes liens avec les autres.
Ton hémorragie énergétique, ta paralysie, ta cécité, ta surdité.
Tout cela pulvérisé au contact de la même force par qui tout existe.
Des situations désespérées rendues insignifiantes. Des angoisses abandonnées en chemin, comme des papiers jetés au vent.
Si Dieu t’a créé, il veut te rencontrer.
Cette rencontre ne va pas te transformer partiellement. Elle changera à 100 % tout ce que tu sais de toi, pour que tu sois à 100 % ce qu’il est pour toi.
Je vais m’arrêter là pour ce matin.
Je te souhaite d’être pulvérisé par son Amour. Je te souhaite de te perdre dans l’immensité de son Amour. Je te souhaite de ne plus parler de l’Amour de Dieu, mais de le vivre.
De ne plus prétendre le comprendre, mais d’accepter simplement de t’y noyer.